Patrimoine Rural du Bessin (P.R.B.)

Bulletin N°13 – Janvier 2007 -

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Sommaire :

 

Petites et grandes nouvelles de P.R.B.

Echos du Bessin

 

Les Haies : rôle, plantations, ..

 

Le chanvre comme isolant …

 

Le patrimoine oublié de nos villages

 

Associations :

 - AMPRE

 - RUCQUEVILLE

 

Histoire des villages : Graye

 

Informations utiles :

 - Carnet d'Adresses

 - Appel à nos lecteurs

 - Coordonnées de PRB.

 

 

 

 

 

 

 

P.R.B. qui s’appelait à l’origine Association pour la Protection des Sites Ruraux a été créée avec pour objet la protection du patrimoine rural, plus précisément celle du patrimoine paysager à Bazenville, Meuvaines et dans les communes avoisinantes, c'est à dire l'incitation au reboisement et à la reconstitution des haies dans ces communes très touchées par le remembrement et la maladie des ormes. Aussi nous vous proposons un article évoquant le rôle des haies et des arbres, indispensables à la protection et au bon fonctionnement de la nature : il faut 100 ans pour produire un arbre et 5 minutes pour le couper !

Une adhérente nous a adressé un texte concernant l'utilisation du chanvre, matière utilisée comme isolant. Quelle belle réussite ! N'hésitez pas à vous en inspirer et nous demander des conseils.

Les associations s'expriment :

Ø       Ampre, une toute nouvelle association dont l'objet est l'historique et la valorisation du patrimoine sur la commune de Neuilly la Forêt et tout le canton d'Isigny.

Ø       Association pour la sauvegarde de l'église de Rucqueville. La cloche descendue de son beffroi : nous avons voulu  en savoir plus.

En dernière page, vous trouverez quelques informations utiles et notamment des adresses d'artisans reconnus pour leur savoir-faire et leur sérieux.

 

 

 

Nous terminons l'histoire de Graye écrit par l'instituteur de l'époque en décembre 1886. Pour ne pas priver nos nouveaux adhérents de la première partie, nous publions à nouveau le texte paru dans le précédent bulletin de juin 2006.

Après une année de rencontres et de réflexions avec la délégation du Calvados de l'association nationale la SPPEF,  notre association s'engage dans un vaste programme de sauvegarde du patrimoine "oublié" de nos villages du Bessin : la remise en état des tombes anciennes de nos cimetières. Un article plus complet sera publié dans notre prochain bulletin.

En 2006, nous avons atteint le chiffre record de 142 particuliers adhérents et 12 associations adhérentes. Je tiens à remercier tous ceux qui nous soutiennent ainsi. N'hésitez pas à nous faire part de vos remarques sur le contenu de ce bulletin. Ensemble nous pouvons encore l'enrichir et l'améliorer.     Hélas, le nombre de communes qui subventionnent P.R.B. est en recul.

Après notre appel lors de l'assemblée d'août 2006, nous remercions sincèrement les 3 personnes bénévoles qui se sont déclarées disponibles pour poursuivre le pré-inventaire de Balleroy.

 

Un grand merci aussi à ceux qui ont collaboré à la rédaction et à l'envoi de ce bulletin

Bonne année à tous nos lecteurs et à leur famille.

Bonne année aussi à P.R.B.  et à son bulletin.

 

 

 

Pascal BOUCHON

 

 

 

Petites et Grandes Nouvelles de P.R.B.

 

En 2006, nous avons organisé deux promenades culturelles :

L'une, en juillet pour découvrir une partie de la Forêt de Quintefeuille à Ver-sur-Mer Monsieur Joël Couvelard nous a indiqué ses découvertes qui ont été réalisées depuis plusieurs années entre Asnelles et Ver-sur-Mer. Puis nous nous sommes rendus entre Ver-sur-Mer et Graye-sur-Mer  pour découvrir les lieux de ses recherches.

 

 

L'autre, en août autour du Château de Colombières : trajet de 6 kms environ dans les marais et chemins boisés.

Un grand merci à Etienne de Maupeou qui a commenté les travaux de restauration d'une maison en terre et nous a accueillis ensuite au Château pour une visite.

 

 

 

 

Assemblée Générale :

Elle s'est tenue le mercredi 9 août 2006, à Amblie, en présence d'une centaine de personnes.

Pascal Bouchon, Président, et Jean Michel Berly, Vice-Président ont commenté les activités de 2005/2006, les projets 2006/2007, les comptes de l'année 2005 et le budget de l'année 2006.

Puis Pierre Brunet, Professeur émérite à l'Université de Caen, nous a présenté une conférence forte intéressante sur "les défrichements tardifs de la Forêt de Neuilly La Forêt".

 

 

Journées du patrimoine de septembre 2006.

P.R.B. était présent à Courseulles-sur-Mer : conférence sur la sucrerie et la vie au château avant et après la guerre de 1940-44.  La presse locale a relaté ces journées.

Projet 2007.

Patrimoine "oublié" de nos villages. En collaboration avec la Déléguée du Calvados de la S.P.P.E.F, nous envisageons de sensibiliser les Maires du Calvados, donc du Bessin, à la remise en état des tombes anciennes de nos cimetières. Nous avons déjà le soutien de Madame Anne d'Ornano, Président du Conseil Général du Calvados, et de Messieurs Ambroise Dupont,  Jean Marc Lefranc, Philippe et François de Bourgoing.

(voir page 6 les projets en cours de la S.P.P.E.F et P.R.B.)

 

 

 

Echos  du Bessin

 

Pressoir et grange aux dîmes, bâtiments anciens du XVIIème et XVIIIème, sauvés par un couple bajocasse qui a les acquis il y a trois mois. Bravo et merci. Nous avions évoqué ce sujet dans le précédent bulletin de juin 2006.

Scot du Bessin. Le Schéma de Cohérence Territoriale du Bessin est un  document d’urbanisme, outil réglementaire offert par la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbain) du 13 décembre 2000 pour concevoir, mettre en œuvre et assurer le suivi d’une planification intercommunale plus cohérente, plus durable et plus solidaire. Son état d'avancement est présenté régulièrement en réunions publiques et être définitivement validé en décembre 2007. Site Internet : www.scotbessin.fr

La colonne milliaire de Le Manoir, au bord de la départementale 12, a été détruite en juin 2006 (accident de la circulation). P.R.B. est intervenu rapidement auprès du conseiller Général du canton. Il faut espérer que ce monument sera replacé en 2007. En effet l'original est au Musée Baron Gérard à Bayeux : une copie doit et peut être refaite.

 

 


Les Haies -  Il faut 100 ans pour produire un arbre, et 5 minutes pour le couper

Aujourd'hui, à cause de la mécanisation de l'agriculture, l'arbre est devenu trop souvent gênant. Les parcelles ont été agrandies, les paysages remembrés au détriment des haies, des arbres et des chemins creux qui les bordent.

Pourtant ils sont indispensables à la protection et au bon fonctionnement de la nature. La haie joue un rôle de protection, de production, d'équilibre biologique et enfin a une fonction de paysage.

Ø       La haie protège les bâtiments de la tempête, elle protège les animaux d'élevage tout comme le gibier, les hommes aussi contre le bruit, le vent, la poussière. Elle protège aussi les cultures par l'évapotranspiration et les sols contre le ravinement.

Ø       La haie produit des bois d'œuvre et d'industrie, elle permet de fabriquer des piquets et des tuteurs, elle fournit des bois de feu, des petits fruites et des fleurs.

Ø       La haie participe à l'équilibre biologique car elle régule les eaux et participe ainsi à l'alimentation des nappes phréatiques. Elle offre un gîte au gibier; elle joue un rôle dans la régulation climatique. Enfin elle maintient ou reconstitue des îlots de protection pour l'ensemble de la faune et de la flore.

Ø       Elle participe à l'harmonie des paysages, à l'embellissement de nos campagnes et au raffinement des abords des fermes.

 

Avant de réaliser une haie, faut définir le but qu'on lui attribue :

Ø       Haie champêtre brise-vent à 3 étages

Ø       Haie à vocation brise-vue

Ø       Haie décorative, fleurie à proximité des bâtiments

Ø       Haie fruitière

Selon les objectifs, selon la nature du sol, selon le climat, on peut établir une liste des végétaux à utiliser. Cependant, on ne dépasse pas 8 à 10 variétés différentes maximum pour constituer la haie.

 

Avant tout, il faut préparer le sol, donc remuer la terre, la décompacter, la nettoyer. Ce travail se fait plusieurs semaines avant la plantation, voire même plusieurs mois :

Ø       Août - septembre : décompactage par sous-solage puis labour sur 1m50 de large

Ø       Octobre - novembre : émiettage de la terre avec une herse rotative ou une motobineuse. Plus la terre sera fine et plus seront faciles pose et plantation. On effectue la pose du plastique avant que la terre ne soit trop mouillée. On peut louer une dérouleuse de plastique pour faciliter sa fixation. Il existe désormais des plastiques et du feutre biodégradable.

Ø       La plantation s'effectue de novembre à mars sachant qu'avant Noël, on gagne une année de croissance des végétaux

 

La méthode de plantation d'une haie champêtre brise-vent :

Haut jet (espacement 6 à 7 m)

 

Arbre intermédiaire, Arbre de cépée

 

Bourrage arbustif (tous les mètres)

 
Forme idéale de la haie

 

 

 

La haie est constituée de trois éléments : les arbres de haut jet, les arbres de cépée plus petits et enfin les arbustes.

La distance entre les arbres de haut jet varie de 6 à 7 m. Ils forment l'étage dominant. Puis on alterne cépées et bourrage, en plantant soit sur une ligne tous les 0m80, soit sur 2 lignes tous les 1m25 sur chaque ligne et en quinconce.

On matérialise sur le plastique l'emplacement de chaque végétal en faisant un repère différent selon qu'il s'agit d'un arbre, d'une cépée ou d'un arbuste bourrage.

Il ne faut pas pré-distribuer les plants sur le sol car les racines risquent de sécher et donc de se nécroser. Si le temps s'avère très sec, on peut praliner les racines. Puis on fait une croix au couteau à l'emplacement du sujet et on plante avec une petite pelle, en commençant par les arbres.

On installe ensuite une collerette plastique fendue au pied de chaque plante et on rabat les bords du plastique.

Enfin on peut rabattre les végétaux de bourrage et de cépée à 30/40 cm au moment de la plantation

L'année suivante, en mars, il faudra rabattre les cépées et arbustes à 30 cm afin de favoriser le développement des branches basses. Leur quantité assurera la densité de la haie. Les arbres conserveront leur dominance; il faut simplement veiller au maintien d'une seule tête.

Liste des végétaux :

Ø       Arbres : frênes, chênes, érables

Ø       Cépées : noisetiers, prunelliers, sureau noir, bourdaine, poirier commun, éonymes, cerisier Sainte Lucie

 

Nous pouvons vous donner des adresses de pépinières forestières et vous aider à constituer un dossier pour obtenir des aides du Conseil Général sous certaines conditions de plantation.

Il en est de même pour le reboisement.

 

 

 

 

 

 


Le chanvre comme isolant dans la rénovation du patrimoine

 

C'est au cours de 2 stages organisés par l'Association "Maisons Paysannes de France " (M.P.F)  que nous découvrons les vertus du chanvre.

 

En quoi consistent ces 2 stages ?  L'idée de départ est de pouvoir lutter contre l'humidité et de respecter le bâti rural.

Le lieu s'y prête bien : une bâtisse agricole située à Cardonville dans la Bessin, largement menacée en raison de la présence de chapes en ciment sur l'ensemble de la surface.

Pourquoi parler d'une menace ? Parce que le ciment, matériau étanche, empêche tous les échanges gazeux pourtant nécessaires aux constructions en pierre. Une des manifestations est la présence de salpêtre sur l'ensemble des murs intérieurs et une odeur effroyable d'humidité.

 

 

 

 

Comment procédons nous ?  Quelques semaines avant le 1er stage, nous démolissons la dalle en ciment avec beaucoup de difficultés, au marteau piqueur !

Une fois le lit de sable retrouvé, durant une journée, nous retrouvons les gestes d'autrefois, grâce aux bons conseils de Patrice Leu, notre formateur

 

 

Pour commencer, nous déposons un géotextile sur l'ensemble de la surface de la pièce, au dessus, nous réalisons un hérisson d'environ 15 cm avec des cailloux concassés.

Par précaution, nous installons en serpent un drain ventilé au milieu de ces cailloux et graviers. Le tout est recouvert d'une nouvelle couche de géotextile pour éviter les remontées animales et cela permet aussi la respiration intérieure de la dalle.

 

Ensuite, dans la bétonnière, nous mélangeons le chanvre, plus précisément la chènevotte et la chaux hydraulique.

 

Le mortier, ainsi obtenu, doit être une pâte homogène et sans grumeaux, que nous étalons au râteau, talochons et laissons sécher environ trois semaines.

 

Alors pourquoi le chanvre ?  Déjà employé par nos aïeux, matériau entièrement naturel, il a une très grande capacité à absorber l'humidité qui en fait un matériau de choix et qui revient largement sur le marché.

Il permet aux murs de respirer naturellement et ceci grâce à la suppression de tout pont thermique et n'oublions pas que c'est également un excellent isolant phonique.

Avec toutes ces qualités, nous pouvons l'employer dans toutes les pièces de la maison et même dans les salles d'eau.

D'un point de vue esthétique, appliqué sur le mur comme un enduit classique, il est possible de le recouvrir d'une fine couche de mortier à base de chaux et de sable et de laisser apparaître quelques fragments de chènevotte pour une finition "très champêtre".

 

 

L'année suivante, pour le 2ème stage, le programme est la pose de carreaux de terre cuite, fabriqués de façon traditionnelle.

Il faut, tout d'abord, les faire tremper dans un gros volume d'eau pour favoriser la prise du mortier.

Pour ce nouveau mortier, il nous faut 1 volume de chaux hydraulique pour 3 volumes de sable, la texture obtenue doit être granuleuse.

Nous l'appliquons sur environ 10 cm d'épaisseur, en veillant à être toujours bien de niveau.

Puis, au dessus, nous appliquons une barbotine de chaux, à base de chaux et d'eau, (qui sert de colle), où nous déposons, à ce moment là, le dallage.

 

A chaque nouvelle rangée posée, il faut contrôler notre niveau dans les deux sens et veiller à ce que la loi du quinconce soit bien respectée.

Au bout d'un mois, nous pouvons envisager de faire les joints en jetant au préalable du lait de vache entier sur les terres cuites pour éviter que la chaux ne pénètre à l'intérieur des carreaux et ne les blanchissent

Une bonne recette qui a fait ses preuves !!!

En guise de conclusion, nous pouvons affirmer que cette méthode pourtant peu connue du grand public, est vraiment efficace.

Nous ne ressentons plus les effets de l'humidité grâce au chanvre, qui est aussi un excellent isolant thermique.

 

Prochaine étape : les enduits muraux et les badigeons de chaux pour la décoration.

 

 

Inès Bernard

Pour encore plus de renseignements : s'adresser à P.R.B.

 

 

 

 

 

Le patrimoine "oublié" de nos villages.

Au cours de l'Assemblée Générale de notre association en 2005, une adhérente avait attiré notre attention sur les tombes déclarées en état d'abandon, faute d'entretien par les descendants. Ces derniers ignorent la plupart du temps que leurs ancêtres sont enterrés peut-être dans le cimetière d'un village proche de chez eux.

Ces tombes anciennes sont un vrai patrimoine qui raconte un peu l'histoire du village.

Les Maires du Calvados ont été informés dans la lettre de septembre 2006 qui leur est adressée par le Président de l'UAMC (Union Amicale des Maires du Calvados), Monsieur Ambroise Dupont, Sénateur et Vice-président du Conseil Générale du Calvados.

 

 

En association avec la SPPEF, délégation du Calvados, nous élaborons un projet global de remise en état des tombes anciennes. La SPPEF est actrice dans le Calvados et PRB plus particulièrement dans le Bessin.

 

A la suite de cette annonce, nous avons rencontré le Maire de Basly. Il souhaite la sauvegarde de 13 tombes d'un cimetière protestant. 

Avec Madame  Abolhamd, nous avons fait l'inventaire de ce cimetière protestant et poursuivons les recherches sur son histoire, un arbre généalogique est en cours d'élaboration : passionnant !

 

Après accord du Conseil d'Administration de l'association fin octobre 2006, nous avons retenu trois cimetières dans le Bessin pour la remise en état d'une cinquantaine de tombes : Bazenville, Graye-sur-Mer et Longues-sur-Mer, en accord avec chacun des Maires.

 

Pascal Bouchon

 

 

AMPRE : L'Association pour la Mémoire du Patrimoine Rural et de l'Environnement de Neuilly la Forêt .

 

Association loi 1901, à but non lucratif, créée le 23 février 2006.

Elle est animée par une équipe de bénévoles.

Elle se compose actuellement de 71 adhérents.

Son siège social est au domicile de son président Jean Marc Giret à Neuilly la Forêt.

 

Son but :

Ø       l'historique, le recensement et la valorisation du patrimoine rural sur la commune de Neuilly et tout le canton d'Isigny.

 

Depuis le mois de mars :

Ø       initiation à la généalogie et à l'écriture ancienne.

 

Ses projets actuels :

Ø       Fouilles et dossier historique pour la mise en valeur et la restauration de la boulangerie de St Lambert.

Ø       Recherche historique sur les viviers de l'Evêque (dont 1 a été retrouvé sur le terrain)

Ø       Défrichage et aménagement de la place de la gare de Neuilly la Forêt.

 

Animations 2007 :

Ø       Randonnée pédestre avec jeu de piste historique sur Neuilly et barbecue

Ø       Fête médiévale

Conférence 

 

 

Renseignements pratiques :

Siège social :

Ø       Chez Mr Jean Marc Giret -le Bourg – 14230 – Neuilly la Forêt

Téléphone : 02 31 10 12 91

Adhésion :

Ø         5 € pour les particuliers

Ø       30 € pour les associations.

  :

 

 

Rucqueville : découverte de la cloche

 

On l’avait presque oublié : la cloche "unique" de l’église St Pierre de Rucqueville est une des plus anciennes de la région : elle fut fondue en 1403. Quelques épigraphes, mais aussi les visiteurs des lieux lors des Journées du  Patrimoine, ont pu lire l’inscription qu’elle porte :

AVE MARIA + MCCCCIII  +. En effet, la cloche a été descendue provisoirement de son beffroi qui a été remplacé et elle va, à cette occasion, recevoir elle-même quelques réparations dans un atelier spécialisé afin de pouvoir se faire entendre en rendant un son juste. Son retour est espéré pour Pâques, bien  sûr !

 

Gilles Mathis

 

Pascal Bouchon complète par cette information : avec l'aide de personnes qualifiées et photographies à l'appui, nous avons essayé de déchiffrer encore un peu plus les différents caractères inscrits et avons lus :

 

DOM pour probablement DOMINUS

RUGUEVILLE  pour RUCQUEVILLE

 

 

Histoire des Villages : Graye-sur-Mer.

 

 

La commune de Graye date de 840 à 870 de notre ère, d'après les anciens, mais aucun indice n'existe dans les archives de la commune pour en attester la véracité.

Les habitants étaient groupés en un seul noyau appelé Graï. Aujourd'hui (en 1866), c'est une petite commune de 410 âmes, située sur le bord de la mer, du canton de Ryes, arrondissement de Bayeux. 

Elle se trouve au nord du département et est formé pat quatre hameaux : le noyau de Graye ou le village, La Vallette, Vaux où est sitié le Château et le Bifson. Les hameaux sont reliés entre eux par un chemin de grande communication sur un parcourt de 3 kilomètres.

La principale occupation de la moitié des habitants est la culture des champs, un quart s'occupe de la pêche, et l'autre quart vit de ses revenus ou possède une industrie quelconque.

La contenance totale du territoire est de 780 hectares, dont 40% en terres labourables, 20% en herbages, prés et marais et le reste, soit en bâtiments ou chemins. …

Noms successifs qu'aurait porté la commune, d'après les actes des archives ou les autres documents : Graye à l'époque de sa formation portait le noms de GraÏ, puis Grays,  Gred, Grey, Gray, et Graye depuis 1830.

La population de Graye au Xème siècle était de 70 âmes; puis peu à peu elle augmenta fortement pour atteindre 680 âmes vers le XIIème siècle, chiffre qui est resté stationnaire jusqu'en 1700. En 1720, il y avait 600 âmes. En 1789 :  512 habitants, en 1870 : 431 hab., en 1881 : 404 hab., et enfin en 1866, il y avait 416 habitants.

Du XVIème siècle jusqu'en 1866 il y a eu, d'après les documents conservés aux archives, 2 660 décès 502 mariages et 2 080 naissances.

Les habitants de la commune de Graye devaient avoir une constitution physique très robuste, les personnes décédaient à 80 ans, à 90 ans et même à 100 ans. On peut évaluer , en moyenne, sans exagération, qu'un quart décédait entre 70 et 100 ans, la moitié entre 40 et 70 ans, l'autre quart entre  en dessous de 40 ans.

Le langage des habitants est un patois semblable à celui des habitants de la plaine de Caen. Ils sont conservé, malgré l'instruction qui leur est donnée, une prononciation défectueuse et mauvaise qu'avaient leurs ancêtres, il y a cent ans.  Bref, il sont restés dans l'inaction du fait du langage et n'ont point cherché à rectifier le dialecte copié. Leur instruction de tout temps, et surtout à partir de 1700 a été passable. Au XVIIIème siècle, les archives mentionnent néanmoins des habitants sachant lire et écrire parfaitement

Rien à noter de remarquable touchant les évènements dont la commune a été le théâtre, sauf toutefois, en 1820  que la commune fut divisée en deux camps acharnés l'un contre l'autre :

Un chemin prenant naissance au chemin de Grande Communication de Ver à Courseulles, et se dirigeant vers le nord, du côté de la mer avait été pendant longtemps inachevé par l'entêtement de quelques propriétaires riverains sur le terrain desquels le dit chemin devait passer et qui s'étaient refusés de vendre cette portion de terrain nécessaire pour que ce chemin allât jusqu'à la mer. Un certain jour, ils s'emparèrent du sentier et le labourèrent. Delà, une contestation s'élevant entre propriétaires et habitants de cette commune, le débat fût tel, qu'on fut obligé, d'en venir aux mains. Le chemin accédât à la mer. Depuis lors, le chemin a été appelé "Chemin de la Révolution".

Aucun événement n'est à citer au sujet de la guerre de 1870, les Prussiens n'étant pas apparus sur le territoire de Graye.

Un arbre situé sur le territoire de Graye existe de puis un temps immémorial. Les touristes, qui chaque été le visitent, affirment qu'i peut être quatre fois centenaire. Il est situé dans un bas four appelé le Limbrouin,  auprès d'un moulin qui date de 180 ans. Il se trouve à vingt mètres de distance de la Seulles, principale rivière du Calvados.

 

 

Un monument qu'on pourrait citer comme remarquable s'il n'eut été presque entièrement détruit au commencement du siècle par les habitants de la commune, était un mur fort épais ayant au moins cinq mètres carrés, et haut de deux mètres, sur lequel on avait placé une croix : la croix de huguenots. Cet édifice datait du 16ème siècle, lors de la naissance de la religion protestante en France.


 

En 1877, une fouille a été pratiquée dans l'intérieur de l'église, sous le grand autel, par le desservant de la paroisse, à cet époque, le nommé Botet-Dubourg. D'après les indications qui, disait-il, auraient été puisées dans les documents appartenant à Graye et conservés aux archives de la ville de Caen, à une époque fort reculée, un grand seigneur, nommé Lord Grai, aurait été inhumé en cet endroit et dans son cercueil il y aurait été mis une quantité de pièces de monnaie datant de son époque et d'une époque plus reculée encore. Ces recherches sont restées infructueuses ou du moins n'ont abouti à rien. Les fouilles n'ayant pas été pratiquées au lieu direct où était inhumé le Lord.

(L'auteur de cette monographie a apporté plus tard quelques compléments, indiquant la liste des personnes inhumées dans le chœur au 17ème siècle, et dans la nef et le chœur au 18 ème siècle. Nous pouvons vous la procurer si vous le souhaitez).

 

Le cimetière actuel date, parait-il, depuis la fondation de la commune. Il a une superficie de 400 mètres carrés. L'église est placée au milieu. Les sépultures les plus anciennes remontent à 1776. Avant cette date rien n'indique qi'il existât quelque monument sépulcral. Rien à signaler sur les pierres qui existent et qui sont fort ordinaires.

 

La commune de Graye possède une Eglise qui date du 12ème siècle. Elle est sous le patronage de St Martin de Graye.

Cette église est un édifice très ancien, dont la nef menace ruine. Elle a été brûlée par les huguenots, dit-on, puis fût reconstruite par le seigneur du village, aidé des habitants du prieuré. Elle a encore été brûlée au commencement de ce siècle, et est restée 4 années sans êtes reconstruite. Lors du partage du marais de Graye, une grande portion de terrain, nommée les Préaux, fut donnée au seigneur du village par les habitants pour reconstruire leur église. Ce qui fut fait.

En 1873, la foudre tomba sur le clocher qui se trouvait au milieu de l'église et dans sa chute fit écrouler une partie du chœur qui était très vieux. La municipalité de Graye a fait reconstruire ce chœur  d'après l'ancien style et une somme de quinze mille francs environ a été employée. Des personnes charitables de la commune firent don à l'église de six vitraux coloriés. Actuellement l'église est sans clocher. Rien à décrire touchant le mobilier de la nef de l'église qui est très vieux.

Il y a deux ans, lors de l'arrivée d'un nouveau desservant dans la paroisse, les habitants heureux de posséder un pasteur firent une quête et réunirent  une somme pour l'église. L'année dernière des touristes visitant le village allèrent voir l'intérieur de l'église. Quelle fut leur surprise de voir un mobilier si pauvre Ils envoyèrent des fonds au curé qui, réunie avec le produit d'une loterie que celui-ci avait faite, servirent à la reconstruction des bancs-stelles dans le chœur.

La cloche actuelle date de 1822. L'inscription qui est marquée dessus est : "Bénite par les citoyens Sr Guillemette curé de Graye -  M. Leray,  trésorier - François, Gabriel, Rolland, maire de ce lieu…".

Au dix septième siècle, il devait y avoir une abbaye où les moines desservaient la paroisse à tour de rôle. Elle a été abolie en 1793 au moment de la Révolution. Il existe actuellement à Graye une ferme, appelée le Manoir, où les moines cultivaient un enclos.

 

Existe-t-il une maladrerie ? Actuellement non. Mais au 16ème siècle une maladrerie existait dans la commune. Elle était située au lieu dit La Maladrerie. Cette léproserie a existé pendant plus de cent ans. Un évènement remarquable dont l'histoire locale ne fait pas mention, mais qui est racontée par les anciens, faisait savoir que ce lieu réprouvé par tout ce qui est saint avait été placé en cet endroit, ni que c'était à une grande hauteur, et que les vents emportaient dans la mer (qui n'était qu'à une faible distance) le mauvais air que refermait cet établissement.

 

Le Château actuel est de date récente (1842). Mais à l'endroit où est bâti ce château, un autre qui, dit-on, avait été construit par Lord Grai existait depuis un temps immémorial. Des souvenirs plus ou moins vraisemblables se rattachent à la légende de ce château et de ses propriétaires. Notamment vers la moitié du 18ème siècle, le seigneur de St Sulpice, marquis et baron d'autres lieux avait établi une coutume dans la paroisse, laquelle était : qu'à la naissance d'un nouveau né, le père portait non seulement le nouveau né par devant le dit seigneur, mais encore lui offrit un ou plusieurs chapons, suivant la fortune qu'il possédait, et en signe de réjouissance.

Une autre remarque bien plus extraordinaire. C'est que lorsqu'un mariage avait lieu, le seigneur du pays avait mis dans un des derniers articles de ses coutumes que tout paysan du village qui se mariait, était tenu, sous peine d'amende fort élevée, et le jour même du mariage, de conduire la future par devant le ci-devant, de la lui confier pendant quelque temps ….

 

 

Carnet d'Adresses  

 

Entreprise de Maçonnerie :

 

 

 

 

 

 

Menuisier :

 

 

 

 

 

Couvreur :

 

 

Architecte :

 

Entreprise DI FACCIO – Mr Gaudemer

92/94 Avenue Victor Hugo

BP 84156

14104 Lisieux Cedex

Tél :  02.31.62.19.27

Fax : 02.31.62.38.45

 

Mr JP. Riquier

Canteloup

14100 Marolles

02.31.62.59.32

02.31.63.64.52

 

Mr Xavier Bournizien

Tél : 06.12.64.76.30

 

Mr Xavier d'Alençon

14  Divers-sur-Mer

 

 

Si vous connaissez des entreprises sérieuses pour leurs compétences et savoir-faire,

n'hésitez pas à nous communiquer leurs coordonnées : partageons donc nos bonnes adresses !

 

 

 

Appels à nos lecteurs

Il existe de très nombreuses fermes manoirs dans le Bessin et nous sommes certains que des propriétaires ou des amateurs du patrimoine pourraient rédiger une histoire d’une ferme manoir qu’il connaisse bien. Nous faisons appel à eux.

 

 

 

Faites adhérer vos amis et relations

Cotisations des Particuliers (Personnes physiques)

- cotisation individuelle     : 10 €

- cotisation de soutien      : 20 €

- cotisation autre              : …. €

 

Subvention des Associations

 

- cotisation de soutien      : 30 €

- cotisation autre              : …. €

 

Subvention des Communes

 

- cotisation  minimum        : 30 €

- cotisation autre              : ….. €

 

 

 

Coordonnées de P.R.B.

 

PATRIMOINE RURAL DU BESSIN (P.R.B.), Association loi de 1901, agréée art. L 141-1  du Code  de  l’environnement.

Siège social : Mairie – 14480 BAZENVILLE

Bureau : c/o Mr P. Bouchon - Clos Saint-Sauveur,  Rue des Noyaux - 14480 BAZENVILLE

Tél :             02 31 21 97 81  (répondeur)  ou 06 76 79 79 25

 

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